Wet Vs Ninja Gaiden 2 : le clash !
22.10.09 _ par Geek Staff / catégorie: Play

Les six prochains mois vont être particulièrement riches en action games. Ce premier clash oppose Rubi Malone, l’héroïne super sexy de Wet, première incursion de Bethesda dans le genre, à Ryu Hayabusa et sa sororité de ninja particulièrement busty qui l’accompagnent dans Ninja Gaiden 2 Sigma.
Sorti le mois denier, Wet est un jeu signé Bethesda, studio responsable de Fallout 3 et ayant donc une place particulière dans notre cœur. Il présente Rubi Malone, mélange assez triquant de Tank Girl, Domino et d’Uma Thurman dans Kill Bill. Rubi est une bounty hunter vivant dans une feraillerie glamour au milieu du désert. Le jeu présente diverses missions ultra-violentes mélant plateforme et dézingage au sabre et aux flingues. Artistiquement, Bethesda assume totalement l’ambiance Tarantino période Kill Bill/Boulevard de la Mort en jouant sur les effets de pellicules à tout va (les flickers étant particulièrement perturbants), les dialogues percutants, des interruptions publicitaires intempestives sorties des grindhouses, une caméra survoltée et surtout une bande originale garage de haute volée.
Slow-mo molle
Jusque-là, c’est presque un sans faute, si ce n’est pour le design un peu bâclé des baddies auquel le moteur 3D ne rend pas en plus un hommage flagrant. Mais c’est au niveau du gameplay que le bât commence à blesser. Outre l’aspect protéiforme de celui-ci, offrant une diversité agréable et des passages particulièrement vibrants pendant lesquels Rubi voit rouge, on n’est pas du tout obligés d’aimer les ralentis forcés pendant les séquences de gunfights. On replonge quelques années en arrière en repensant à la manière dont Max Payne nous avait soûlés mais dans lequel on pouvait au moins choisir de jouer en mode bullet time. Ici, dès que Rubi exécute une glissage ou un saut, le jeu ralentit pour permettre, certes, de toucher ses cibles, mais brise le
rythme boosté à l’adrénaline d’un jeu qui aurait mieux fait d’embrasser ce parti pris jusqu’au bout. Quand s’ajoute à cela les effets flicker suscités, une caméra qui s’emballe parfois un peu trop et un framerate qui ne tient pas toujours la route, on a l’impression que le jeu jusque-là super soigné se transforme en un brouillon inabouti. On se dit dommage, parce que Rubi Malone est peut-être bien l’héroïne la plus sexy qu’on ai vu sur console. Elle jure, elle bute, elle vit dans une décharge et elle t’emmerde. Alors on est prêts à lui passer beaucoup.
Gros bonnets
En terme de sexyness, les cousines diverses de Ryû Hayabusa, héros légendaire du meilleur hack’n’slash de tous les temps se posent là. Différemment. Un coup de sixaxis permettant de faire rebondir leur lourd attribut pectoral. Faute de goût ? Pas vraiment. Clin d’œil assez bien vu de la Team Ninja à leur maître à penser, Tomonobu Itagaki, qui les a laissés orphelins. Ninja Gaiden 2 Sigma est la version PS3 du Ninja Gaiden 2 sorti l’année dernière sur 360. Ceux qui ont joué à la première version doivent-ils se jeter sur cette version ? Non. Si la version Sigma apporte quelques changements de taille, ils restent assez insignifiants par rapport à la qualité d’un jeu qui demeure ultime malgré la fumée violette dont les ennemis se vident, qui a remplacé les geysers de sang des précédents volets. En gros, au-delà d’un graphisme un peu plus fin et fluide, l’histoire ne change pas mais offre de nouveaux boss monumentaux tout droit sortis d’un God of War intervenant entre les boss pré-existants (on spoile mais se battre contre
la statue de la Liberté est un moment de débilité inédit). L’argument de vente majeur étant de pouvoir incarner trois héroïnes dans certains chapitres du jeu et un mode co-op en ligne ne permettant pas de rejouer l’intégralité de l’histoire mais de se retrouver dans des arènes pour battre un nombre d’ennemis conséquents à base de combos à exécuter à deux. On remarquera particulièrement Rachel qui, armée de sa Gatling (première véritable arme à feu utilisable dans la série) et de sa hache, semble loucher sérieusement du côté de Bayonetta.
Pas de quoi se jeter dessus donc à moins d’être absolument fan ou bien de ne pas posséder de 360. À ces derniers, qui ne connaissent pas forcément Ninja Gaiden, on répètera juste qu’il s’agit d’un jeu majeur à tout point de vue. Intelligent dans sa démarche, ultime dans sa difficulté (décroissante dans cette version) et flamboyant dans sa mise en scène. Un chef d’œuvre qui aurait mérité une mise à jour un peu plus marquante.
V.I.
And the winner is : Ninja Gaiden (en partie parce qu’on est de vieux réac’)
NOTES :
WET : 75 %
NINJA GAIDEN 2 SIGMA : 82 %
CONCLUSION : L’univers de Wet mitonné aux petits oignons est très kiffant mais le gameplay bourré de petits défauts techniques et surtout de ralentis insupportables, laisse à désirer. Dommage, parce que Rubi Malone est quand même beaucoup plus sexy que Rachel, mais qui s’avère au final beaucoup plus agréable à manier dans un univers en revanche beaucoup moins origina



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