Snake vaut-il encore le coup ?
22.06.10 _ par Geek Staff / catégorie: Play
-180 de Q.I., il parle 6 langues… Solid Snake, c’est pas du soldat de pacotille. © Konami
On a vaguement disserté sur les vertus du jeu d’infiltration dans le numéro actuellement en kiosques. Les qualités oniriques des productions Kojima. Ce qu’on a pas eu l’espace de placer, c’est que si vous nous demandiez qui est le meilleur héros de jeu vidéo du monde (oui, on avait fait un sondage à cet égard il y a quelques temps sur le site), on n’hésiterait pas une seconde (même si récemment John Marston nous a sérieusement fait du pied). Le meilleur héros de jeu vidéo du monde, c’est Solid Snake. Fin de la discussion. Non, taisez-vous, ce n’est ni Mario, ni Link, ni Pac-Man. Non, c’est pas non plus Space Invader ou le gardien de zookeeper, petit malin.
C’est SOLID SNAKE. Et c’est tout.
-Yoji Shinkawa et Hideo Kojima (à droite) début juin à Paris au store Uniqlo. © V.I.
Chaque annonce d’un nouvel épisode le mettant en scène est une réjouissance et jusque-là, un seul nous a déçus : le tactique Metal Gear Acid. Bien que maintenant, on y rejouerait bien. Le dernier opus sur PSP, Portable Ops, était très prenant, offrait une gestion de troupes inédite dans les jeux de salon. Peace Walker allait-il relever le challenge d’être encore meilleur ? KA-BOOM ! Peace Walker est un bijou.
Graphiquement somptueux -ce n’est plus une surprise-, on y retrouve tout l’humour et l’essence déconnante qui offre à la série sa place à part dans les jeux d’infiltration. Les comics animés d’Ashley Wood, déjà présents dans Portable Ops sont maintenant interactifs et encore plus classes que dans l’épisode précédent.
Kojima nous sert toujours le même discours de pacifiste contrarié en chargeant encore plus la barque qu’à son habitude, entre le logo P&L détourné par un bombardier et les Médecins Sans Frontières transformés en Militaires Sans Frontières, il embrasse plus que jamais des idées situationistes. Et pour ceux qui auraient encore le courage de suivre la biographie de Big Boss, cet épisode est l’épisode charnière entre Snake Eater et le début de la série. Essentiel donc dans la chronologie.
Il est difficile de parler d’un jeu quand on est aussi fan alors le lecteur excusera le manque de synthèse de ce post.
-Snake se la joue discretos au Costa Rica.
La seule ombre au tableau, on la trouve malheureusement dans les contrôles pas super évidents sur la PSP, bien que le jeu propose trois modes standard et la customisation de ceux-ci au bon plaisir du joueur -évidence que le studio lui-même ne savait pas trop quoi proposer. Le genre de barrage qui vous fait vite lâcher un jeu lambda. Mais MGS Peace Walker a la qualité d’un MGS de salon adapté intelligemment, dans son écriture tout du moins, à une portable. On l’enjambe donc et on replonge de plus bel.
À noter, shameless promo, que non content de nous avoir ravis avec une collection de t-shirts dont on a fait l’éloge il y a quelques temps, Uniqlo réitère son geek appeal en sortant une collection de 10 t-shirts dédiés au jeu. On a tendance à penser qu’ils sont assez fous chez Uniqlo, mais on ne va pas se plaindre. Certains des designs sont assez laids, mais entre le classique Big Boss et l’illustration de deux corporate workers un carton sur la tête, il y a tout de même de quoi se réjouir.
Virgile Iscan
METAL GEAR SOLID : Peace Walker
Éditeur : Konami
Plateforme : PSP
NOTE : 89 %
CONCLUSION : David Hayter qui chante de manière engagée le jingle de la mort de Snake. Priceless.



Je compte acheter le jeu pour « faire revivre » ma psp, même si je ne suis pas un fan des jeux d’infiltration.
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