Shadows of the Damned, post-embargo
28.06.11 _ par Geek Staff / catégorie: Play, Review

Si vous peut-être déjà pu découvrir le test de Shadows of the Damned dans nos reviews jeu vidéo du n° S03E03, il manquait le verdict. Embargo de l’éditeur oblige, il a fallu attendre fin juin pour vous donner notre note certifiée Geek Le Mag. Trêve de suspens à deux sous, c’est un 80 % que nous avons décerné à Shadows of the Damned, soit quand même un très bon score. Nous vous proposons de (re)lire la review intégrale du jeu :
“What is this ? Sushi with a dick ?” Voilà ce que s’exclame Garcia Hotspur, héros espagnol au langage de chartier avant de suivre un poisson lumineux qui le guide dans les ténèbres. Dans Shadows of the Damned, le pote de Garcia, un crâne qui se transforme en de multiples armes, s’appelle Johnson. Le roi des démons qui kidnappe sa charmante fiancée s’appelle Fleming. Les points de sauvegarde sont des étrons dorés lâchés par un œil volant qui s’appelle William. Quand EA décide de faire un jeu sous influence japonaise, ils ne font pas dans la subtilité. En s’adjoignant les services de Grasshopper, le studio de Suda 51, mais aussi de Shinji Mikami, collaborateur régulier de PlatinumGames (et accessoirement créateur de Resident Evil) et enfin d’Akira Yamaoka, ambianceur de Silent Hill, ils sont sûrs d’affoler la communauté des gamers. Ce serait injuste de réduire Shadows of the Damned à l’anecdote parce que le mix des exigences de ses trois responsables donne forcément naissance à un objet singulier. Mais aussi un peu fainéant. On retrouve des éléments de Killer 7, des derniers Resident Evil, de Silent Hill 3… Et la mixture est loin d’être désagréable. Le royaume de démons demeurés qu’on traverse à coups de dialogues poussifs et de catch phrases jouissives évoque un train fantôme mis en scène par Tarantino et Sam Raimi. On regrette juste l’aspect trop linéaire du jeu et son côté couloirs, deux éléments qui empêchent l’essai d’être transformé en vrai grand jeu.
Le Alan Wake ghoul-a-billy du studio Grasshopper et EA nous a emballés malgré son côté attendu, les convenances de ses créateurs demeurant largement plus singulières que celles d’un vulgaire TPS.
Virgile Iscan
Note : 80 %
Développeur : Grasshopper Studio
Éditeur : EA
Genre : Action/Aventure/Bizarro
Plateformes : Xbox 360, PS3


