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Interview Exclusif de Michael Moorcock (1972)

Pardon my french ! Michael Moorcock interviewé par Jean-Pierre Turmel (Sordide Sentimental) en 1972.

Photo de Linda Moorcock.

Michael Moorcock interviewé par Jean-Pierre Turmel (Sordide Sentimental) en 1972. Pardon my french !

Printemps 1972 Londres n’est pas encore devenu le Disneyland pour milliardaires ou les Starbucks ont remplacés les pubs et les échoppes de Fish & chips. Bien que l’ère du swinging London soit passé, la contre culture investi tous les champs d’expressions. La presse avec OZ et International Times, la mode avec la boutique Biba et la musique avec les Deviants et surtout Hawkwind, groupe à la fois planant et proto punk de freaks dont émergera Lemmy futur Motorhead. Au centre de ce bouillonnement le quartier bohème de Ladbroke Grove (London W 11) rassemble tous freaks créatifs de la capitale britannique avec pour parrain Michael Moorcock. Le créateur du cycle des ‘’danseurs de la fin des temps’’ est aussi important en Angleterre que Philip K Dick en matière de rénovation de la fantasy et de science fiction. L’auteur invente des univers parallèles comme autant de miroir révélateurs au notre, peuplé de héros décadents à la sexualité ambiguë tel Elric et Jerry Cornelius. Personnage dandyesque et sulfureux, Cornelius serait le fruit de l’improbable rencontre de James Bond et de Ziggy Stardust. En cette année 1972 Moorcock s’active au sein de la revue New Worlds qu’il dirige et ou il permet à des auteurs aujourd ‘hui célébrés comme J.G Ballard de sonder les errements de la société occidentale. New World bien qu’ayant connu de nombreuses difficultés financières est pour la science-fiction spéculative une revue aussi importante que ne le fut les Cahiers du cinéma pour la nouvelle vague en France. New Worlds relie, science Fiction, pop music, arts plastiques et propose des collages punks avant la lettre. Moorcock est aussi un collaborateur d’Hawkwind (qui ont trouvé leur patronyme dans l’œuvre du maître) et leader de son propre projet Michael Moorcock & Deep Six. Les univers de ce natif de Londres touchent tous les domaines et explosent les esprits mieux que le LSD. Ce n’est pas pour rien que Philippe Druillet dévore en ce début des 70’s se plonge dans les mondes moorcockiens, il illustra nombreux de ses romans à l’époque pour les éditions cultes Opta et réalisa un portofolio aujourd’hui très rare autour d’Elric de Menilboné. Toujours avec le flair pour dénicher avant tous les autres francophones les artistes majeurs qui finiront par changer le monde qui nous entoure, dix ans avant tout le monde, Jean-Pierre Turmel interviewe l’écrivain multi-médias au printemps 1972 au 87 Ladbroke Grove. Le futur père de Sordide Sentimental palie sa maîrise fragile de l’anglais par son érudition et son haut potentiel psychique. Originellement prévue pour le N°1 du Fanzine ONESHOT, l’entretien rejoint les archives de Sir Sordide. Trop perfectionniste il ne se sentait pas fier de son travail. Quatre décennies plus tard nous pouvons enfin nous abreuver au fulgurances de Moorcock et de Turmel. La discographie et la bibliographie de Moorcock est toujours aussi forte et en phase avec notre imaginaire, qu’elle ne l’était en 10-972, sinon plus. Sans Moorcock, Alan Moore, Philippe Druillet, Jean-Pierre Dionnet, Jean-Pierre Turmel, l’industrie des comics, le trône de fer et plus généralement la pop culture que nous respirons sans même nous en rendre compte n’aurait pas été la même. La texture de ce que nous prenons pour le réel dépend de telles machines à rêver….

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STAFF
Force et Hodor

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