Rentrée sportive, Part. 3 : basket

-Quand NBA 2K12 devient NBA 1K60′s, la HD y perd mais pas le coefficient nostalgie. © 2K Sports

En 2011, NBA 2K s’était montré particulièrement impressionnant. Tous les regards étaient donc portés vers cette nouvelle version du titre, attendu au tournant par les adeptes du rebond. Enfile-t-on le maillot sur fond de hip hop cette année ? Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité sportive, Tony Parker est revenu jouer à l’Asvel pour une durée indéterminée. Non que les 1500 € de salaire l’attirent plus que son contrat à 4 millions de dollars avec les Spurs, mais les joueurs de la NBA sont en grève. Un peu comme si nous étions nous aussi privés de parquets lustrés, NBA 2K12 propose un retour vers le passé glorieux dans l’un de ses modes, afin de diriger les plus grandes légendes de la discipline : Jordan, Ewing, Johnson, Abdul-Jabbar pour ne citer qu’eux.
2K ne s’est pas contenté de plaquer les textures de ces héros du ballon sur les modèles contemporains. Ce sont des uniformes d’époque que l’on voit habiller nos bonshommes, l’image renforcée d’un filtre qui crédibilise agréablement ces matchs passés, jusqu’à revenir en noir & blanc pour les sportifs d’élite des années 60. Redoutable de réussite nostalgique, ce mode nous ferait presque oublier qu’on peut aussi, contrairement aux joueurs contemporains réels, jouer le championnat actuel.

QUAND Y’EN A PLUS, Y’EN A ENCORE
Si le contenu du précédent opus était complet, celui de cette nouvelle simulation sportive ne démérite pas davantage. Dans le mode Mon Joueur, qui permet d’incarner un joueur de ses débuts en NBA jusqu’à sa retraite, il ne manque rien. Du premier match pré-draft jusqu’à la cérémonie officielle des drafts, en passant par les entretiens avec divers clubs, tout est là pour plonger davantage le joueur dans sa carrière virtuelle. Une fois débutée, et au-delà des matchs qu’il faudra essayer de gagner avec la forme, les conférences de presse sont le carburant de valeurs qui nous suivent et évoluent tout du long : entente avec l’équipe, popularité au sein du championnat, et popularité auprès des fans.
Notre joueur évolue par ailleurs grâce aux points d’expérience acquis dans les matchs et en phase d’entraînement, mais attention : les bons gestes et finitions gratifient notre pécule, tandis que les erreurs de jeu dégrèvent notre réserve ! Il est ainsi possible de faire un match qui nous fait reculer. Dans ces conditions, on soigne notre jeu et on évite de réclamer la balle sans cesse si le placement n’est pas idéal. Notre solde nous ouvre désormais des améliorations, cette fois achetées en dollars sonnants et trébuchants (fictifs toutefois).

2K n’a rien mis de côté, et c’est une foule de statistiques que l’on a l’occasion de consulter entre deux rencontres, de rumeurs qui courent dans la presse spécialisée, des campagnes publicitaires que l’on va essayer de signer pour accroitre notoriété et fortune. Bref, tout y est. On retrouve évidemment au côté de ce mode une version plus collective de la simulation, grâce à la gestion d’un club. Une direction que les options peuvent rendre particulièrement complète ou un peu plus accessible, au choix du joueur. Le jeu en ligne est toujours présent, le contraire eut été fort étonnant. Si l’envie nous prend d’enfiler quelques paniers au détour d’une soirée entre potes, NBA 2K12 le permet évidemment, car un mode rencontre rapide s’y trouve encore, mêlé à la foison de contenus.

LIFTING MADE IN USA
Afin de peaufiner sa franchise, 2K a revu à la hausse la modélisation de ses stars. On reconnaît donc plus facilement les grands noms du basket, dont les animations sont relativement bluffantes, sauf exceptions. Les environnements toujours aussi fins contiennent un public dynamique, des cheerleaders qui se trémoussent et des mascottes qui ont toujours l’air idiot.
Le terrain n’est pas le seul centre d’intérêt pour l’immersion, car pareilles aux matchs US, les rencontres sont assorties de publicités entre les quarts-temps, de mini-clips d’introduction, d’informations concernant les autres matchs en cours en cas de championnat actif. Allez, osons le dire : on se croirait de l’autre côté de la flaque atlantique, bercés et motivés par un hip hop bien de chez eux qui s’associe parfaitement au jeu.

BILAN : NBA 2K12 est une pépite en matière de jeu de sport. De la sélection testée cette année, c’est le coup de cœur. Les amateurs de basket vont forcément aimer, les adeptes de sports en général, pour peu qu’ils apprécient un tant soit peu celui-ci, devraient tomber sous le charme. Tant qu’à faire un peu de sport virtuel en ce début d’année pour compenser le froid mordant qui tarde à arriver, c’est vraiment vers 2K12 qu’on gagne à se tourner. Moi, je retourne dunker !
David Ridel

NOTE  : 90 %

NBA 2K12
Développeur : Visual Concepts
Éditeur : 2K Sports
Plateformes : PS3/PS2/PSP, PC, Xbox 360, Wii
Disponible

Un commentaire sur “Rentrée sportive, Part. 3 : basket”
  1. Review JV (Geek le mag) : rentrée sportive, basket | David Ridel.com

    [...] 2K ne s’est pas contenté de plaquer les textures de ces héros du ballon sur les modèles contemporains. Ce sont des uniformes d’époque que l’on voit habiller nos bonshommes, l’image renforcée d’un filtre qui crédibilise agréablement ces matchs passés, jusqu’à revenir en noir & blanc pour les sportifs d’élite des années 60. Redoutable de réussite nostalgique, ce mode nous ferait presque oublier qu’on peut aussi, contrairement aux joueurs contemporains réels, jouer le championnat actuel. –> La suite sur le site original [...]

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