Rentrée sportive Part. 2 : Made in USA

Madden NFL ’12
Un peu de sang et de sueur dans cette rentrée sportive. Du sport qui tâche, du teigneux, du rageux, du vrai. On commence cette phase délicate par Madden NFL ’12, à réserver aux amateurs de sports US anglophones.
Il faut le savoir, et on pourrait presque en blâmer Electronic Arts, le football américain n’étant pas un sport de premier ordre en Europe, la seule partie traduite se situe sur la jaquette. Une fois la galette lancée, mieux vaut parler américain car le sport concerné n’étant pas des plus simples, jouer convenablement et profiter des options du titre sans comprendre la langue ne sera pas une mince affaire. Au risque de le faire paraître dispendieux.
Considérant qu’on était informé au moment de se ruer sur cette boîte à testostérone, nous voilà pleinement capables de savourer le contenu. Ultimate Team, comme EA aime le proposer désormais ; mode carrière, tant en gestion d’équipe qu’en joueur superstar NFL ; match de Superbowl ; les rencontres en ligne. De quoi animer nos mornes soirées grâce à une foison de modes variés.

QUELQUES AUDIBLES AU COIN DU FEU 
On peut jouer beaucoup, mais peut-on jouer bien ? Oui, et un peu mieux encore qu’avec la précédente version. Le moteur de collision a été amélioré, les animations sont un brin plus fluides, les modélisations plus fines, les trajectoires plus crédibles. Si on devait rentrer dans le circuit avec cette itération, la constatation serait rapidement établie : c’est beau, c’est fluide, c’est finement calibré. Madden NFL ’12 est un très bon jeu de football américain.
C’est juste. Pourtant, on peut lui reprocher quelques petites fautes qu’en tant qu’arbitre impartial, on se doit de relever. Les réceptions pour commencer, sont parfois un peu trop éloignées de ce que laisse entrevoir la lecture du jeu et le ballon lancé finit trop souvent dans les mains d’un adversaire que l’on n’aurait clairement pas imaginé à cet endroit. Cela incite à un jeu de progression fermé, ballon serré en main, ce qui augmente le risque de blessure, puisque Madden NFL, comme ses aînés, gère ce critère.
Il lui manque ensuite, énième épisode d’une série sportive, un peu de folie, une nouveauté renversante. Pourvu de quelques améliorations, cet opus colle un peu trop à son grand frère de l’année passée.  Avec un FIFA revu nettement à la hausse malgré sa position dominante, on aurait aimé voir un peu plus de bouleversements pour ce Madden NFL qui a de la concurrence.

FOURNITURE : UN CAHIER DE JEU
Le bilan est plutôt positif malgré ces quelques faux-pas. Considérant chacun des petits ajouts mis bout à bout, on obtient une cuvée qui ne renverse pas ses fondamentaux, mais qui apporte un sang neuf aux anciennes huiles du jeu de foot US. D’autant qu’avec la possibilité toute neuve de construire son propre cahier de jeu, opportunité est livrée de mener sa barque vraiment comme on l’entend. Pour ce sport, c’est important.
Madden NFL ’12 s’aborde finalement de plusieurs façons : on peut se taper quelques matchs pour le plaisir immédiat, en mode rencontre simple, ou prendre le temps et s’investir dans une longue carrière qui, non seulement proposera la gestion de son équipe ou de son personnage, mais également la programmation de tactiques inédites. Ce qui prendra certainement plus de temps et demandera plus de réflexions.

BILAN : Pour peu que l’on accepte de devoir écouter et lire de l’américain, Madden NFL ’12 fait son job. Il est complet, offre de bons moments aux débutants comme aux assidus de cette discipline. La technique est bien calibrée, c’est agréable à jouer et à regarder. Il ne lui manque qu’une localisation et un peu plus de folie, afin de se démarquer de ses aînés pour marquer le touchdown.

Note : 75 %


NHL 2012
Une fois les yards enchaînés, pourquoi ne pas rester de ce côté de l’Atlantique pour quelques bourrades sportives ? C’est au tour de NHL 2012 d’attirer nos regards, qui a de son côté le bénéfice d’une localisation. Attention terrain glissant !
Pour cette franchise sportive également, EA ne s’est pas reposé sur ses lauriers, les baraques à crosses bénéficiant également de l’amélioration du moteur physique. Les chocs sont plus crédibles que dans les précédentes itérations, et c’est nettement plus vivant avec les vitres qui se brisent en cas de choc vraiment violent.
NHL 2012 est par ailleurs doté d’une excellence graphique qui ne provoque pas le moindre ralentissement. C’est certes relativement long à charger, mais “criss”, pour paraphraser nos cousins canadiens, c’est beau. Les animations quant à elles sont surprenantes de réalisme, jusqu’aux mouvements de transitions du palet qui sonnent vrai.
Les bagarres faisant partie intégrante de ce sport viril, les combats sont même pris en compte par le jeu, qui offre diverses combinaisons pour y aller de sa mandale bien motivée, assommer son adversaire, et bien évidemment, finir dans la cage pour quelques minutes.

RENNE DE CHAMPION
Dominant d’ores et déjà le genre simulation de hockey, NHL 2012 enfonce le clou une bonne fois pour toutes, s’il y en avait besoin. L’étendue du contenu est à la hauteur de la qualité générale du titre. CHL, NHL, classique hivernale, sans oublier la league online, l’Ultimate Team, l’incarnation des légendes du hockey et les points d’expérience qui vont bien pour améliorer son personnage.

BILAN : Il ne manque donc manifestement rien à cet opus sportif, à tel point qu’il serait difficile d’en faire des longueurs sans sombrer dans l’abus de compliments. Il n’y a finalement que peu de choses à savoir, pour peu que l’on apprécie les allers-retours sur patins : NHL 2012 cumule quantité et qualité. C’est beau, c’est complet, ça promet une durée de vie impressionnante rapport à tous ses modes et son jeu en groupe. Ses deux seuls réels défauts sont la longueur de ses temps de chargement et, comme NFL 2012, le manque de folie dans ses ajouts. Un déficit attaché aux itérations sportives annuelles, dont peu se sortent malheureusement.
David Ridel 

Note : 80 %

 

Un commentaire sur “Rentrée sportive Part. 2 : Made in USA”
  1. Review JV (Geek le mag) : rentrée sportive, sports US | David Ridel.com

    [...] Une fois la galette lancée, mieux vaut parler américain car le sport concerné n’étant pas des plus simples, jouer convenablement et profiter des options du titre sans comprendre la langue ne sera pas une mince affaire. Au risque de le faire paraître dispendieux. Considérant qu’on était informé au moment de se ruer sur cette boîte à testostérone, nous voilà pleinement capables de savourer le contenu. Ultimate Team, comme EA aime le proposer désormais ; mode carrière, tant en gestion d’équipe qu’en joueur superstar NFL ; match de Superbowl ; les rencontres en ligne. De quoi animer nos mornes soirées grâce à une foison de modes variés. –> La suite sur le site original [...]

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