Rentrée sportive Part 1, Football : PES vs. FIFA


Avec le départ théorique des jours ensoleillés d’été arrivent les mois d’automne, et la recherche du sport à pratiquer, si ce n’est la reconduction des licences sportives existantes. Les geeks aussi peuvent aimer le sport, et manette en main, c’est toujours moins dangereux. Mais quel sport choisir cette année ? Un tour d’horizon serait le bienvenue, dont acte.

L’INTER DANS TA FACE
On commence par un classico du ballon rond : PES 2012 vs. FIFA 12, une institution de l’affrontement sportif. On entame avec Pro Evolution Soccer 2012. Le précédent opus, bien que moins fini que son concurrent en terme de réalisme l’an dernier, avait livré une copie plutôt satisfaisante en nette progression. Et cette année ?
Avant d’entrer sur le terrain, il faut déjà passer par le vestiaire, et c’est le rôle de l’interface de jeu, préliminaire à l’action. Première constatation : c’est concis, clair. On trouve vite ce qu’on cherche, la navigation est simple, et c’est plutôt soigné. Cette édition de PES y dégaine d’ailleurs l’arsenal pour capter le joueur : championnat sud-américain, championnats nationaux européens, coupe de l’UEFA, mode carrière en version manager ou joueur. La grappe paraît suffisamment large pour être savourée durant pas mal de soirées.
Quel que soit le mode, la simplicité de l’interface mène tout droit à l’essentiel : les matchs. La présentation est en outre calibrée sur les modèles télévisés, et la ressemblance est plutôt frappante. Cette volonté de tutoyer la retransmission en petite lucarne va jusqu’à intégrer un mode “spectateur” qui n’a d’autre utilité que celle de regarder le match virtuel. On peut même aller jusqu’à douter de l’intérêt, mais on s’y croirait, si ce n’est cette raideur des visages au moment du chant de l’hymne national qui donne aux athlètes un look de marionnette.

PLAY MOBILE
C’est donc parti pour 90 minutes virtuelles de football. Malheureusement c’est sur ce point que cet opus de PES peut décevoir. Le système d’appel de balle et le contrôle d’un second joueur en simultané s’appuyant sur le R3 (sur PS3, vous l’aurez compris), manque d’ergonomie, mais c’est un moindre mal. Ce qui en revanche risque de s’attacher à cette version et la pénaliser, c’est la raideur des footballeurs. PES 2012 manque cruellement de fluidité dans les animations de ses personnages, et on les croirait encastrés sur des rails.
La balle colle par ailleurs un peu trop aux pieds. Les bugs de collision ne sont pas aussi rares qu’on l’aurait voulu. En définitive, et malgré de bonnes intentions, on a du mal à croire au match lorsqu’on se trouve en jeu. Le point fort de cette version de PES semble être le “hors-jeu”, ce qui a de quoi nous rendre tout tristes : n’est-on pas là pour jouer au foot avant tout ?

LE GOÛT ET LES SOCCERS…
Après une approche du réalisme, PES 2012 semble opérer un virage pour revenir vers son ancienne configuration. Pour les joueurs en mal de simulation extrême, ce n’est certainement pas vers cette version qu’il faudra se diriger, car la raideur générale et une panoplie de petits défauts la classe plutôt en arcade déguisée.
Par contre, il conviendra tout à fait aux aficionados des anciennes versions qui n’essayaient pas d’emprunter le chemin d’un FIFA qui peaufine chaque année ses capacités de simulation. Pour peu qu’on ait aimé le gameplay nerveux spécifique à la franchise, un bon retour donc. Il faut accepter que c’est une autre façon de jouer les matchs de foot.

Note : 65 %



Après avoir signé un épisode excellent en 2011, Electronic Arts revient pareil à Rocky : il remet en jeu son titre, et cette fois, de façon risquée. Conservant évidemment l’acquis, FIFA 12 mise sur un tout nouveau système de défense. Ça corse le jeu, ça pimente, mais est-ce à la faveur du joueur ?

ON EFFACE TOUT ET ON RECOMMENCE
Le nouveau système de défense innovant surprend. C’est le moins que l’on puisse dire, surtout en encaissant les buts aussi vite que les gnons dans une bagarre de bar le temps de s’y faire. Il faut désormais se placer à l’endroit idéal pour récupérer le ballon, tenter de contenir le porteur de balle en suivant une trajectoire proche et parallèle pour saisir l’occasion qui permettra de lui rafler son précieux sans commettre la faute fatale.
C’est du bon boulot, car une fois passée la frustration, FIFA gagne vraiment en profondeur grâce à cette orientation. Les scores s’approchent vraiment plus d’un résultat de match réel, car il est beaucoup plus difficile de pénétrer la défense, il faut construire son jeu, éviter les jaillissements adverses. C’est un grand pas dans la simulation.
Les conflits d’egos, généralement représentés par de vilains chocs dans une rencontre de foot, bénéficient également d’une amélioration au travers d’un nouveau moteur de collisions qui,  rarement mis en défaut, donne un peu plus de réalisme au déroulement du match.

C’EST DU LOURD, MEC
Ces nouveautés sont épaulées par un acquis solide et encore renforcé dans cette version de FIFA : les championnats et coupes sont toujours présents, le mode carrière offre de nouveau la gestion d’une… carrière. Oui oui, et sous plusieurs angles ma bonne dame : manager pur pour ne gérer que la partie extérieure aux rencontres, entraîneur-joueur pour gérer l’équipe et participer aux matchs, à la place d’un athlète uniquement ou avec toute l’équipe en main, et enfin, en mode joueur pour vivre les aspects honorables d’une carrière de footballeur.
Hormis les replays qui souffrent de mouvements parfois hachés, les animations en plein cœur de l’action sont fluides, réalistes, convaincantes. Du FIFA dans ce qu’il a de plus réussi. L’ensemble visuel est bien fini, on s’y croirait. Bien qu’amélioré par rapport à certaines anciennes versions, l’interface est néanmoins plus brouillonne que celle du concurrent PES, tout n’y est pas forcément simple à rejoindre, notamment dans les modes multijoueurs et l’Ultimate FIFA Team. Pour desservir encore cet aspect du jeu, c’est lent à charger, lourd à l’utilisation. Un carton rouge pour l’interface !
Le multijoueur, qui repose par ailleurs sur une vaste base de compétiteurs, est toujours aussi impressionnant, avec son championnat virtuel mais souffre de serveurs qui auraient certainement besoin d’une bonne cure : les lags sont trop nombreux, et usent nerveusement. Allez saisir le moment idéal pour tacler quand l’écran se fige 3 secondes à l’approche de l’adversaire !

C’EST GRAND, C’EST ROND, C’EST BIEN
Malgré les quelques défauts d’interface, FIFA 12 révèle un nouveau visage, qui gagne encore en qualité. Il eut été tentant de peaufiner l’ancienne version et se reposer sur ses lauriers, mais ce n’est pas le cas de cette cuvée particulièrement aboutie. Un pari tenu. FIFA 12 innove, corse la difficulté, se dote d’un réalisme accru : victorieux du match qui l’oppose à PES, il s’élève bien au-dessus cette année. L’indispensable pour les amateurs de ballon rond, qui trouveront forcément ce qu’ils cherchent dans cette simulation sportive au top.
David Ridel 

Note : 90 %

 

Un commentaire sur “Rentrée sportive Part 1, Football : PES vs. FIFA”
  1. Review JV (Geek le mag) : rentrée sportive, FIFA VS PES | David Ridel.com

    [...] L’INTER DANS TA FACE On commence par un classico du ballon rond : PES 2012 vs. FIFA 12, une institution de l’affrontement sportif. On entame avec Pro Evolution Soccer 2012. Le précédent opus, bien que moins fini que son concurrent en terme de réalisme l’an dernier, avait livré une copie plutôt satisfaisante en nette progression. Et cette année ? –> La suite sur le site original [...]

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