Rentrée sportive, fin : turbo, man !
28.10.11 _ par Geek Staff / catégorie: Play, Review

Codemasters n’a plus grand chose à prouver en matière de compétition automobile, que l’éditeur maitrise clairement. Toutefois, et pour les amateurs de sport mécanique, un passage par la Formule 1, reine médiatique des disciplines à moteur, ne peut pas faire de mal… Exit les terrains de sports exigus, nous voilà sur les circuits bitumineux, dans une monoplace vrombissante qui va nous enfoncer la cage thoracique à grands renforts de G. Codemaster s’était déjà prêté à l’exercice l’année dernière, avec un certain succès il faut le reconnaître. On retrouve donc dans cette version les fondamentaux déjà rencontrés, agrémentés de nouveaux points tirés du règlement
officiel dont la portée se ressent sur le matériel, notamment avec les systèmes KERS et DRS, respectivement rendu d’énergie cinétique et variation d’aérodynamisme
Autant le dire d’emblée, si le mode arcade peut convenir à tout le monde, la carrière s’avère nettement moins attirante pour le tout venant. Non pas qu’elle soit de mauvaise qualité, bien au contraire : la conduite est exigeante en difficulté moyenne, les pole positions sont difficiles à gagner, et les courses tout autant, surtout avec des commissaires de course qui n’apprécient pas les blocages un peu trop serrés, et n’hésitent pas à vous coller 10 secondes. Une dizaine de places perdues en somme.
I WANNA BE F1 PILOT
Il faut compter, pour un WE court, une heure avant d’entamer la course à proprement parler. Cette heure est mise à
profit pour tester le circuit, en apprendre les particularités qu’une simple lecture de résumé ne parvient pas à retranscrire suffisamment. Puis il faut tester les différents réglages pour optimiser nos chances. En bref, on ne fait pas une course en mode carrière sur le pouce, parce qu’on a un peu de temps devant nous pour s’amuser un peu sur la console. Mais c’est bon. La difficulté est évidemment graduelle, mais les changements opérés sur notre F1 sont bien répercutés sur la conduite, la gestion des dégâts est bien calibrée et nous mettre dans l’embarras si elle est activée. Remporter le championnat, composé de 19 circuits, est un bon objectif pas si aisé à atteindre, ainsi que se hisser vers les écuries prestigieuses. Vous avez vraiment cru qu’on vous filerait un siège de star sitôt arrivé ?
Seul le pace car voit le bord de route.
La bonne modélisation des véhicules n’empêche pas un petit déficit de finition graphique, car le moteur utilisé commence à dater. Cependant, ce n’est là qu’un détail d’importance modérée : avec la sensation de vitesse transmise par le jeu et un bon frame rate la plupart du temps, on a finalement peu le temps d’observer les alentours. C’est d’ailleurs le cas en solo comme en multi. Que ce soit en écran partagé, en LAN, ou en ligne, on ne subit aucun réel ralentissement, et l’impression est toujours aussi convaincante. À noter que cette année les courses en ligne acceptent jusqu’à 16 participants, et que le championnat peut également se faire en coopération avec un ami. Dommage en revanche que cette coopération de longue haleine soit réservée à l’usage d’Internet et que l’option ne soit pas ouverte en local, comme Codemasters l’avait déjà fait par le passé sur le vénérable TOCA 2.
BILAN : Amateurs de sports mécaniques, foncez sur ce F1 2011. Bien qu’il ne révolutionne pas la précédente formule, il la peaufine agréablement et a de quoi vous accrocher. D’une durée de vie plus que raisonnable, il accompagne longtemps, et pour les fondus de F1, il le fait bien. Un jeu dont il serait vraiment dommage de se passer pour peu que l’on apprécie le genre.
David Ridel
Note : 80 %
Développeur/Éditeur : Codemasters
Genre : course auto
Plateformes : PS3, Vita, PC, Xbox 360, PC
Disponible depuis le 23 septembre



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