Rayman, le préquel


Ancien personnage emblématique, relégué aux caméos et autres faire-valoir face à des lapins crétins toujours plus populaires, Rayman n’a pas dit son dernier mot. Ubisoft Montpellier, sous l’ombre bienveillante de Michel Ancel, livre un sacré numéro, Rayman Origins.
Pas de liminaire profond, aucune intention d’inciter le joueur à la réflexion. Dès le début, Rayman Origins donne le ton : musique rythmée par les ronflements paisibles, hurlements stridents, colère, et les pérégrinations de Rayman débutent. Ça tombe bien, c’est précisément ce que l’on attendait d’un jeu de ce type.
Le moteur créé par Ubisoft, l’UBIart Framework, remplit son office avec brio. Couleurs vives, chamarrées, finesse incontestable, fluidité impeccable, vitesse, les images qui défilent devant nos yeux écarquillés sont simplement splendides. Ce retour de Rayman ressuscite très tôt des sensations enfouies, pour ceux qui ne les auraient pas ramenées à la surface par le truchement d’un Donkey Kong qui ambitionnait déjà le retour aux sources.
Rayman Origins ne manque pas de variété. Avec des décors loufoques qui s’enchaînent et ne se ressemblent vraiment pas, on en a pour tous les goûts. Cuisine mexicaine, frigo, bord de plage, on voyage avec dépaysement dans ce jeu aux accents dessin animé. Les musiques, loin de se cantonner à un registre unique, si ce n’est celui de l’énergie vivifiante, colle à merveille aux environnements, s’adapte avec rigueur à ce que l’on voit. Les yeux et les oreilles s’accordent donc pour dire que Rayman Origins, ça envoie du bois. Michel Ancel Strikes Back.


DONNE-MOI L’NOM DU GAME, J’TE DIRAI QUI TU PLAY 

Certains plaisirs profitent d’une pratique à plusieurs, Rayman Origins fait partie de ceux-là. Déjà convaincant, diablement fun à jouer en solo, alone in the dark, il l’est d’autant plus en étant accompagné d’un compagnon, voire plus. D’une part, c’est plus efficace, car les niveaux se débloquant grâce à la quantité de Lums récupérés dans les différents stages, une razzia à deux est bien souvent plus bénéfique qu’une lutte solitaire.
Ensuite, entre les tartes qu’on s’envoie gaîement et la faculté de ramener le ou les partenaires en les frappant lorsqu’ils sont sous forme de bulle après avoir été éliminé, la dynamique du jeu en est sérieusement améliorée.
Facilitant la prise en main rapide, le gameplay calibré aux petits oignons permet une entrée rapide en matière, au profit de folles soirées entre potes autour d’un Rayman et de ses trublions d’amis. Il y a bien quelques étrangetés sur les choix de gameplay : il eut été, par exemple, plus pertinent de laisser l’activation des tirs de mosquitos au même endroit que le lancer de baffe, plutôt que changer de touche pour on ne sait quelle raison, mais rien qui n’entache vraiment cette copie rigoureusement soignée, pleine de qualité, que Michel Ancel et les gens de chez Ubisoft France ont rendue.
Par ailleurs, par-delà l’accessibilité de prime abord, il ne faudrait pas placarder Rayman Origins au statut de jeu pour feignants : il est le pont idéal et parfaitement dosé entre deux genres. Scoring en fond, les plus acharnés pourront y revenir et s’arracher quelques poignées de cheveux pour débloquer la totalité des lieux ou acquérir les médailles qui vont bien, car certains Lums ou pièces sont très mal situés, ou plutôt, en ce qui nous concerne, très bien planqués. On en trouve vraiment pour tous les niveaux.

BILAN : Pas de bras, pas de chocolat dit-on. Une fois n’est pas coutume, Michel Ancel nous démontre par son dernier Rayman que c’est parfois erroné. Comme son nom l’indique, Rayman revient aux origines, et ça lui réussit plutôt bien. Plateformes en vraie 2D qui fleurent bon l’old school, musiques entrainantes, esthétique qui transpire la fraîcheur, il ne manque rien à ce Rayman : Origins qui, à défaut d’inventer, exhume avec maestria la plateforme 2D. Déjà culte.
David Ridel 

NOTE : 90 %

2 commentaires sur “Rayman, le préquel”
  1. rayban3DNo Gravatar

    Merci pour cet article, ce jeu est vraiment énorme et surtout très fun! Un petit bijoux à commander pourquoi pas à Noel 2011.

    Moi je rêve et j’espère qu’il sera possible de jouer à Diablo 3 avant Noel 2012 ;)

    Have fun!

  2. Review JV (Geek le mag) : Rayman Origins | David Ridel.com

    [...] Ancien personnage emblématique, relégué aux caméos et autres faire-valoir face à des lapins crétins toujours plus populaires, Rayman n’a pas dit son dernier mot. Ubisoft Montpellier, sous l’ombre bienveillante de Michel Ancel, livre un sacré numéro,Rayman Origins. Pas de liminaire profond, aucune intention d’inciter le joueur à la réflexion. Dès le début,Rayman Origins donne le ton : musique rythmée par les ronflements paisibles, hurlements stridents, colère, et les pérégrinations de Rayman débutent. Ça tombe bien, c’est précisément ce que l’on attendait d’un jeu de ce type. Le moteur créé par Ubisoft, l’UBIart Framework, remplit son office avec brio. Couleurs vives, chamarrées, finesse incontestable, fluidité impeccable, vitesse, les images qui défilent devant nos yeux écarquillés sont simplement splendides. Ce retour de Rayman ressuscite très tôt des sensations enfouies, pour ceux qui ne les auraient pas ramenées à la surface par le truchement d’un Donkey Kong qui ambitionnait déjà le retour aux sources.  –> La suite sur le site original [...]

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