Batman & Psychologie : le cas Bane
06.06.12 _ par Geek Staff / catégorie: Cinéma, Page Flip

Batman n’est pas du genre à se coucher sur le divan et à se répandre en lamentations un Kleenex la main. Pour sonder la psyché du duo Wayne/Batman, il a fallu faire appel à un spécialiste, le Docteur Travis Langley, professeur de psychologie dans l’Arkansas et docteur en psychologie sociale expérimentale à l’université de Tulane. Mais surtout ici, Travis Langley est l’auteur de Batman and Psychology: A Dark and Stormy Knight, qui paraît la semaine prochaine aux États-Unis. Langley propose de faire tomber le masque de Batman dans notre numéro S04E02 qui vient de sortir, mais pas seulement celui du Dark Knight. En bonus, voici ce que le Doc. pense du maxi-vilain qu’affronte Batman dans le prochain The Dark Knight Rises de Christopher Nolan. Dans le cas de Bane, Langley voit ce personnage comme un homme de “besoins”, au sens psychiatrique du mot, et tel que l’a énoncé le docteur David McClelland dans sa Théorie des besoins : besoin de réalisation, besoin d’affiliation, besoin de pouvoir… Alors, Bane est-il un vilain réalise de ce point de vue ?
“Pas exactement. Certains aspects peu réalistes de son parcours personnel le rendent difficile à analyser. Bane, tel qu’il est décrit dans les comics, possède un passé qu’aucun être humain n’a jamais eu à connaître. Bruce Wayne a vu ses parents assassinés, ça arrive dans la vraie vie à d’autres. Dans le cas de Poison Ivy, elle a été trahie par un homme qui a essayé par la suite de la faire disparaître, ce sont des choses qui peuvent arriver vraiment. Tout comme le Riddler qui a développé une obsession qui l’a mené à réaliser ses crimes en série, cela arrive aussi. Mais aucun enfant n’a passé son enfance dans une prison en Amérique du Sud, pour devenir le roi des taulards, s’échapper et réussir à devenir le grand patron du crime dans une ville américaine. Si tous ces éléments appartiennent bien à la réalité, il nous est difficile de nous transposer dans son passé et ces moments critiques. Nous pouvons appréhender, comprendre, des peurs issues de l’enfance, la perte de la famille, la trahison d’un être aimé, et même certaines obsessions et pulsions.
C’est pour cela que l’analyse de Bane, qui est l’une des toutes premières dans mon livre, fut la dernière que j’ai écrite. Le rendre compréhensible à des gens normaux était compliqué. Ce n’est qu’après avoir mis de côté son histoire et l’avoir regardé uniquement à travers ses motivations les plus primaires, que j’ai su quel serait l’angle de psychologie que je pourrais évoquer pour le rendre accessible à d’autres individus. Nous comprenons ce qu’est le besoin de réalisation. Nous connaissons des personnes qui ont soif de pouvoir ou qui sont tellement obsédés par la compétition qu’elles placent la victoire avant toute autre priorité, et nous connaissons aussi des gens, comme Bane, qui croient que l’amour nous rend faibles…”
Batman and Psychology: A Dark and Stormy Knight
Auteur : Travis Langley (préface Dennis O’Neil, avant-propos Michael Uslan)
Éditeur : Wiley (Psychology & Pop Culture)
352 pages, sortie le 13 juin
En vente sur Amazon




A quand la parution de ce livre en Français ???
Pas sûr qu’un éditeur français ait le courage de se lancer dans une VF… D’autant que l’ouvrage est passionnant mais très psycho-technique pour avoir eu la chance de le lire en VO.
Technique à quel point?
Au delà de la langue, c’est compréhensible par tout le monde ou il faut être à moitié psy?
Tu disposes de quelques pages de preview sur Amazon (http://www.amazon.com/Batman-Psychology-Stormy-Knight-Culture/dp/1118167651) pour te faire une idée du niveau de difficulté. Et pour répondre à ta question, on dira « moitié-moitié » : c’est l’occasion de faire une double lecture sur Wikipédia pour avoir quelques notions de psychiatrie/psychologie.
[...] aux États-Unis. Langley propose de faire tomber le masque de Batman dans notre numéro… (continued at Geek le Magazine) Posted in [...]
People who know nothing about psychology say they have no trouble navigating through the material because of how it’s explained, but I do understand a translator’s wariness to try to get all the terminology right.