Promo sur les pornos

JE SUIS PARISIEN, MAJEUR ET VACCINE ET JE SAIS PAS QUOI FAIRE CE WEEK-END ! Réjouis-toi car la deuxième édition du Paris Porn Film Festival se déroule au Brady, ce qui fut le dernier temple du double programme de la capitale.
Le PPFF essaie de réunir ce qui se fait de mieux en terme de Alt Porn et post porn, un genre assez peu représenté en France qui tente de sortir le genre des sentiers ultra balisés du porno traditionnel aussi bien dans son écriture que dans sa représentation et ses thèmes.
Si la branche queer est représentée en force (grossièrement, du porno revendicatif à tendance gay, lesbien, féministe et weirdo), on est obligés de constater que le porno hétéro est assez peu enclin à se laisser aller à l’expérimentation. On est loin d’être assez pointus pour pouvoir vous conseiller fermement tel ou tel programme mais voilà vers quoi notre embryon culturel et notre flair pornophile nous guide.

The Doll Underground de Eon Mc Kai
Le programme nous présente Eon Mc Kai comme le prince de l’Alt Porn. On n’a jamais rien vu de lui mais une histoire de « lolitas goth » qui fondent un « groupe terroriste » en s’inspirant des Weathermen, ce mouvement de jeunes bourges terroristes sévissant aux Etats-Unis fin 60 début 70 nous vend indiscutablement un film, quel qu’il soit.

A Night at the Adonis de Jack Deveau
Plongée dans un cinéma gay new yorkais dans les années 70. Ok, ça peut ne pas être la tasse de thé de tout le monde mais un film de l’époque proposant ça éveillera forcément quelqu’étincelle chez n’importe quel cinéphile.

She Mob
Un film de « dykesploitation » de 1968 est forcément ultime. On a tous fantasmé sur l’expression Dykes on Bikes, voilà l’occasion, trop rare, de pouvoir évacuer ce vieux fantasme. Des lesbiennes et des motos. Nuff said dirait Stan Lee.

Not a Love Story de Bonnie Sherr Klein
Les chiens ne font pas des chats. Si sa fille, Naomi Klein, est une anti-capitaliste bien connue, sa mère Bonnie ne kiffait pas trop le porno. De l’un à l’autre, le fil est vite tracé, marché du corps, tout ça. Qu’on adhère ou pas ce documentaire de 1981 réunissant des discours féministes de l’époque ne doit pas manquer d’intérêt pour la mise en perspective qu’il offrira aux discours sur le porn féministe actuel, qu’on le trouve intéressant ou pas.

Stalags de Ari Libsker
Voilà un documentaire qui peut s’avérer passionnant parcequ’il met en lumière les Stalags, ces romans porno israéliens se déroulant dans des camps et prisons de la seconde guerre mondiale. Déroutants, surréalistes et aujourd’hui complètement délirants, ces romans représentent une perversion assez ultime, transgressive et dérangeante décryptée par des historiens, des survivants de la Shoah et des auteurs de stalags.

Let Me Die a Woman de Doris Wishman
Doris Wishman est la première femme à avoir réalisé des films érotiques dans les années 60. Elle a commencé par des polars dans des camps nudistes avant de raconter les aventures de son agent secret Double 73 avec Chesty Morgan et son fameux double bonnet. Dans ce film de 78, le propos est tout autre puisqu’elle y traite de la transexualité dans un film mêlant documentaire et sexploitation. C’est pas comme si on avait tous les jours l’occasion de voir un film de Doris Wishman. Donc…

Vous sortirez de ce week-end peut-être rincés, mais heureux et éclairés, on n’en doute pas. Toutes les séances et l’intégralité du programme sont disponibles ici :
parispornfilmfest.com

3 commentaires sur “Promo sur les pornos”
  1. ZoetropNo Gravatar

    Dans le même genre (peut-être en plus soft) il y avait le sexy film festival de Paris :

    http://www.sexyfilmfestparis.fr/index.html

    Il y avait de quoi faire en ce début d’été!

  2. HighBulletNo Gravatar

    Marrant, je suis allé voir ça dans le cinéma de mon quartier il y a peu :
    http://www.dailymotion.com/video/xdo451_dirty-diaries-bande-annonce-du-film_shortfilms

    Il faut que je pense à le conseiller à Virgile.

  3. homerNo Gravatar

    dommage d’avoir raté ca :( je me rattraperai a la prochaine édition

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