Postview : Starcraft 2
10.08.10 _ par Geek Staff / catégorie: Play, Review

-Plus gros, plus fort, Jim Raynor revient, prêt à bouffer du Zerg. © Blizzard
Bien avant sa sortie et avec l’avalanche de mauvaises nouvelles qui rythmaient l’actualité de Starcraft 2, certains se l’étaient promis : Starcraft 2 ne passera pas par moi ! Plus de LAN, un jeu divisé en trois parties, une série noire qui n’a pas vraiment enthousiasmé les foules. Pourtant, on regarde, juste pour voir. On teste, parce qu’il ne faut pas mourir idiot. On replonge, comme tous les potes qui l’essayent. C’est grave docteur ?
Les officiels avaient prévenu : ré-imaginer, pas ré-inventer. La formule, lapidaire mais conforme à la pensée entourant le nouveau Starcraft, se vérifie rapidement. Sitôt les bottes de raynor chaussées, direction le feu du terrain que l’on retrouve avec un malin plaisir. C’est bon la honte. La plastique du jeu, bien que profitant d’une cure de rajeunissement, reste dans l’esprit de ce que l’on avait découvert il y a 12 ans. Du très bon neuf avec de l’excellent vieux. Cet enrobage familier n’est pas le seul à créer cette alchimie particulièrement aboutie : le gameplay général rejoint nos souvenirs, les anciens joueurs de Starcraft retrouvant très rapidement leurs marques.
N’est pas Starcraft qui veut
Pilotées depuis le début par cette volonté de recréer sans perdre l’aliment du succès considérable rencontré par le premier opus de son RTS, les équipes de Blizzard ont réussi un tour de force assez remarquable : c’est du Starcraft tel qu’on le connaît, et pourtant c’est quelque chose d’autre. Incontestablement, Label Approved. C’est grand, c’est chaud, ça sent bon le Zerg chaud.
“La campagne est un peu légère non ? Après tout c’est juste un RTS”. Au risque de faire mentir la réputation du genre, Blizzard a soigné sa copie en matière de scénario, de mise en scène, de réalisation… Bon, avouons-le, Starcraft 2 offre simplement la campagne solo RTS la mieux orchestrée depuis les guerres puniques. Des cut-scenes pour introduire toutes les missions, parfois entrecoupées de cinématiques simplement magnifiques, une gestion parfaitement calibrée du crescendo de la tension dramatique, tous les ingrédients sont réunis pour nous prendre aux tripes.
La maestria de Blizzard nous évite la répétition ad nauseam de batailles qui s’enchaînent et se ressemblent. Ici, non seulement les objectifs sont conçus pour la prise en main progressive de l’arsenal Terran, mais Starcraft 2 se métamorphose ponctuellement en hack’n slash pour nous sortir de la routine guerrière habituelle.

Plaisirs solitaires
Variée, dotée d’une trame épique et vibrante, la campagne solo est relativement inattaquable, sauf à la juger sur sa longévité, d’une quinzaine d’heure en parcourant le chemin le plus complet composé du maximum de missions. En même temps, la complainte est héritée de l’affection que le jeu créé, cqfd.
Comme à son habitude, l’éditeur américain se livre au jeu des références, par une elfette tout droit sortie de World of Warcraft pour un déhanchement canonique ou une borne d’arcade arborant innocemment le titre Lost Vikings (jouable, nom d’un hydralisk !). Ok, il ne s’agit pas du célèbre jeu du même nom créé par Silicon & Synapse, l’origine de Blizzard Entertainment, mais la référence est criante. Un bon shoot’em up à l’ancienne incrusté dans le RTS dernier cri, ça ressemble bien à l’inutile devenu indispensable, sans aucun doute.
Complétant la panoplie par une ambiance, tant par le thème de fond que par le ton cowboy de l’espace, vraiment très proche de l’excellent Firefly, les développeurs ont signé un jeu solo remarquable.

Zerg sucks
Starcraft 2, c’est également un jeu multijoueurs, pensé comme le successeur du digne Starcraft premier du nom. Même si l’évolution est moins flagrante, il n’y a pas davantage de reproches à adresser pour cette facette. Les nouvelles unités rafraîchissent le gameplay sans le révolutionner, en interprétation fidèle de l’annonce faite auparavant par les développeurs.
Le manque de LAN ne manque pas, puisqu’il suffit de passer par le WAN de taille mondiale : Internet, Battlenet pour être précis. Ok, ça oblige à posséder une connexion Internet, mais trêve d’arguties, connaissez-vous beaucoup de joueurs PC qui n’en possèdent pas ? Pour les potes venus jouer chez nous et profiter du frigo, aucun changement : branchement du câble qui va bien sur le routeur ou par WiFi, comme pour un LAN, le passage par l’interface de Blizzard n’handicapant absolument pas les bellicistes. World of Warcraft avait souffert de soucis de lag et de problèmes de connexion, Starcraft 2 peut s’en gausser à raison : les connexions sont rapides, stables, et le temps d’attente pour trouver une partie est exemplaire. Entre 5 et 15 secondes pour trouver d’autres joueurs et se livrer à un massacre en règle. Bien que des mises à jour régulières soient à prévoir, les factions et les unités sont d’ores et déjà correctement équilibrées.

Arbitrage vidéo
Le système de ligues ouvre la compétition à hauteur des ambitions et capacités de chacun, grâce à un système de classement et de répartitions relativement efficace. Petite cerise sur un gâteau déjà fourni, le jeu autorise l’enregistrement vidéo de nos parties, afin d’étudier après coup nos erreurs, ce qui a pesé dans la balance, ou simplement se remémorer quelques matchs d’anthologie. Le tout par le biais d’une interface claire, simple et intuitive. Attention toutefois, le jeu en ligne est différent de la campagne solo, et s’oriente bien plus vers un déroulement très nerveux. S’il y a bien une chose qui n’a pas changé entre les deux épisodes, c’est bien le principe du rush !
Par les tresses de Zeratul, je m’étais promis de ne pas sombrer dans le dithyrambique pour cette postview de Starcraft 2, mais je n’ai pas réussi à m’y tenir. Ce jeu est tout simplement excellent, difficile d’y échapper.
C’est vrai que quelques ombres au tableau sont à noter, citées plus haut, mais qu’importe l’alcool tant qu’on a l’ivresse : Blizzard nous a encore pondu un jeu qui met tout le monde (ou presque) d’accord sur son excellence. Il nous reste désormais à en profiter jusqu’à plus soif, et c’est ce que je conseille vivement à tous les amateurs de RTS.
Ah… J’allais oublier : zerg sucks !
David Ridel
Starcraft 2 : Wings of liberty
Éditeur : Blizzard Entertainment
Plateformes : Windows XP / Vista / 7, Mac OS X



J’avais décidé de ne pas me laisser tenter ! avec ce genre d’article nostalgique, je vais y retourner
J ‘ aurais voulut SA a la place de la récapitulation dans la version papier
Je suis dessus depuis 3 semaines…
J’adore et je déteste … me faire latter en multi…
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