Le TGS Live Report


Plus gros festival consacré au jeu vidéo, à la japanime et aux mangas établi dans le sud de la France, le Toulouse Game Show s’est cette année imposé comme un rendez-vous incontournable n’ayant que peu de choses à envier à la Japan Expo parisienne. Mieux : avec sa quatrième édition, tenue ce week-end à l’espace de congrès et d’exposition Diagora de Labège, le TGS a su garder la saveur d’une convention de fans à échelle humaine, saveur que beaucoup ne retrouvent plus dans la légendaire convention mastodonte de la capitale. Yabon !

Petit mais costaud
Démarrée dans une ambiance bon-enfant avec une soirée d’inauguration fleurant bon les génériques de dessins animés, les concerts et les duels via pads interposés, le second TGS le plus célèbre du monde après celui de Tokyo a proposé à tous une expérience inoubliable. Bornes d’arcades à profusion (baston, jeux de danse, courses auto), consoles de jeu vintage, nombreuses Xbox 360, Kinect et Wii en libre accès, premiers rounds de la PES league… On trouvait même quelques PCs équipées de lunettes 3D afin de s’immerger en bonne et due forme dans un petit FPS des familles. À n’en pas douter, les 12 000m² de l’événement proposaient un idée convaincante du paradis dans lequel tout gamer, old chool ou non, rêve de passer l’éternité après sa mort.

Imaginaire IRL
Un paradis dans lequel les bandes dessinées, les séries et les animes ne furent pas oubliés puisque le festival a naturellement accueilli un magnifique défilé de cosplayeurs : fanas de Bleach, vaporistes steampunk, visiteurs reptiliens, ninjas de Konoha, chanteuses de vocaloïd, zombies dégueux (un stand dédié permettait à tout un chacun de décrépir pour l’occasion)… Tous étaient rassemblés pour se nourrir de ramen, mangas, goodies et taper le bout de gras avec les acteurs de Nerdz (qui en ont profité pour présenter quelques épisodes inédits et animer plusieurs conférences), de Noob ou de la Flander’s Company. De nombreux dessinateurs étaient également présents pour dédicacer leurs albums, tels le chinois Benjamin, Thomas Labourot (Les Geeks, Washita) ou Emmanuel Nhieu (Nocturnes rouges). Pour couronner le tout, après John Rhys-Davis, David Prowse et Corin Nemec lors des éditions précédentes, ce fût au tour de Richard Hatch (les deux séries Battlestar Galactica) et de Peter Williams (Apophis dans Stargate SG-1) de venir se mêler à leurs fans. Ce dernier en a d’ailleurs profité pour partager avec le public son rêve d’une convention dans laquelle les acteurs de tous les autres space opéras, télévisés ou non, se réuniraient pour s’affronter. L’an prochain peut-être ?


Level up
Cependant, le TGS a pris une dimension toute particulière cette année, transformant pour certains sa visite en véritable pèlerinage puisque l’invité d’honneur du salon n’était autre que le vice président de Square Enix Shinji Hashimoto. Rien que ça. L’occasion pour les organisateurs de proposer non seulement une exposition rare (jeux introuvables, figurines), mais aussi plusieurs rencontres au sommet avec les fans et l’ouverture conjointe d’un salon d’affaire sur l’économie et l’échange avec le Japon. Et s’il fallait une nouvelle preuve de l’envergure internationale acquise par le salon, l’un des organisateurs nous a avoué avoir croisé sur place l’un des concepteurs du MMORPG The Tower of Druaga (en accès libre sur le salon), venu du japon incognito pour se mêler à la foule.

Au final, le seul point noir du TGS a été son immense succès : avec un tel programme, une queue de plus de deux cent personnes attendant encore d’accéder aux festivités à deux heures de la cloture ce samedi. On espère pour le coup que la prochaine édition sera organisée dans un local de plus grande envergure afin de contenter tant les visiteurs que les éditeurs, qui après avoir souvent boudé l’événement, ne manqueront plus de s’y déplacer. Une chose est sûre : parallèlement au déplacement en masse des provinciaux à la Japan Expo de Paris en juillet, nombreux seront ceux qui se déplaceront désormais à Toulouse, que ce soit pour le TGS ou sa version Ohanami au printemps. Japan Expo Sud n’a qu’à bien se tenir !
David Brami (texte et photos)

Un grand merci à l’équipe de Nerdz qui nous a invité dans ses bagages et à celle du TGS pour son accueil chaleureux et sa générosité.

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