La DS n’a pas dit son dernier mot
08.02.11 _ par Geek Staff / catégorie: Play
-Shaolin Soccer sur ta DS, c’est possible avec Inazuma Eleven. © Nintendo
La 3DS approchant à grand pas, la DS tient à affirmer qu’elle est encore bien là en ce début d’année, et c’est tant mieux parce que les vacances arrivant, on sera bien contents de pouvoir y emporter sa portable bien fournie plutôt qu’un DCUO qu’on ne pourra même pas connecter au modem 14K d’un chalet à flanc de montagne. Et même si on ne part pas, il est toujours bon de se rappeler que la DS a encore quelques trucs à nous offrir de plus que l’iPad, bien que dans le cas présent, deux des jeux sélectionnés pourraient très bien se contenter d’un écran tactile.
Virgile Iscan
GHOST TRICK : paranormale activité
Jeu d’enquête plutôt excitant et bien fichu, il recycle intelligemment le genre point & click en dynamisant la narration et le gameplay. Raconté avec des animations 2D stylées, la cartouche embarque le joueur dans une enquête paranormale de premier ordre. Assassiné au début du jeu, le protagoniste de celui-ci, dont on ne sait pas trop s’il s’agit d’un type vraiment classe ou d’un branleur vaniteux, va devoir enquêter sur sa disparition en retournant dans le passé retrouver les témoins qui pourront raconter à qui veut l’entendre ce qui les lie à l’aventure et de quelle manière. Remontant le temps et traversant l’espace en suivant le réseau téléphonique, à l’instar de Néo, le seul moyen qu’a notre héros de passer de chapitre en chapitre est de
provoquer les mécanismes qui révèleront tel ou tel indice ou sauveront tel ou tel témoin. Pour se faire, chaque niveau limité en temps (une scène se déroule, il s’agit alors de revenir quelques minutes en avant pour en changer l’issue) est plein d’objets à travers lesquels on pourra se déplacer pour accéder aux mécanismes désirés. Captivant, amusant bien que parfois trop bavard – le propre de ce genre de jeux finalement – et un peu répétitif, Ghost Trick regorge d’assez d’idées pour tenir en haleine le joueur pas trop réfractaire aux mises en scène statiques d’un jeu d’enquête pas tout à fait classique.
Note : 73 %
GHOST TRICK : Détective fantôme
Éditeur : Capcom
INAZUMA ELEVEN : Pokémon meets Olive et Tom
Inazuma Eleven est un drôle de jeu parce que derrière sa façade pas forcément excitante se cache un jeu plutôt bien fichu même si encore plus que Pokémon – qui possède une profondeur insoupçonnée – il s’adresse aux enfants. Ça tombe bien, les vacances sont surtout pour eux. Ça tombe mal, il vaut mieux sortir et jouer au foot que scotcher sur sa DS. Première sortie occidentale d’une licence devenue rapidement culte au Japon, Inazuma Eleven bénéficie du savoir-faire du studio Level 5 (Professeur Layton) et se trouve clairsemé de jolies cut scenes animées, à commencer par ce générique aussi hystérique que celui d’un dessin animé des années 80. En bon héritier de Pokémon, le jeu met en
scène Mark, un gamin obsédé par l’idée de participer à un grand championnat de foot pour lequel il va devoir recruter son équipe (parmi plus de 100 footballeurs parmi lesquels, évidemment, l’ultime joueur légendaire). À force de rencontres, de mini combats aléatoires et de montée d’XP, le joueur pourra préparer son équipe à faire face aux boss ou dans le contexte, de vrais matchs. Ceux-ci se joueront sur le terrain puis au tour par tour en faisant appel à des stratégies simples mais développées, et qui donneront lieu à des envolées footballistiques dignes d’un Shaolin Soccer. Ne représentant pas de vrais challenges mais réalisé sans faute, ce premier volet d’Inazuma Eleven en français est digne d’un excellent pop corn vidéoludique.
Note : 75 %
INAZUMA ELEVEN
Éditeur : Nintendo
MARIO VS DONKEY KONG : pagaille à mini-land
Redevenu à peu près gentil le temps d’un hiver, Donkey est de retour à sa sempiternelle place, posé sur des poutres à mitrailler Mario de tonneaux explosifs. Ici, il ne kidnappe pas la princesse Peach mais la charmante Pauline, directrice d’un parc d’attraction à travers lequel Mario devra lancer des petits wind-up toys à son effigie pour aller récupérer la belle des mains de la bête. Reprenant le principe du premier Mario VS Donkey Kong sorti sur GBA en 2004, les mini Mario mécaniques doivent trouver leur chemin à travers des labyrinthes. Le joueur pourra moduler quelques éléments afin que nos petits héros trouvent la porte de sortie après avoir vidé le niveau de ses pièces qui débloqueront petit à petit des outils pour pouvoir accéder à un éditeur de niveau permettant de partager ses propres constructions en ligne. Les 10 mondes proposés ne sont pas des exemples de variété mais là n’est pas la question. Chacun s’achève avec un boss fight bien plus coriace que les niveaux qui ont permis au joueur d’y arriver. Pas tellement difficile néanmoins, avec une courbe de difficulté qui ne se dresse pas énormément ; la course à la coupe dont le timing demeure le seul réel obstacle est assez motivante pour que ce Mario VS Donkey tienne le joueur en haleine en attendant un nouveau réel héritier à Picross 3D.
Note : 81 %
MARIO VS DONKEY KONG
Éditeur : Nintendo


