Review : Bionic Commando

Développé à l’origine pour les bornes d’arcade en 1987, Bionic Commando profite de la mode du retro-gaming pour revenir sur des plate-formes modernes.

bionic_commando_park

Le principe du retro gaming -qui revient à ressuciter une vieille star vidéoludique sur console nouvelle génération- trouve ses origines entre le remake de Metal Gear Solid sur PS1 et la mode graphique et musicale 8/16 bit apparue il y a quelques années. Le dernier personnage a avoir traversé ce vortex temporel électronique, c’est Bionic Commando, A.K.A. Nath “Rad” Spencer (à qui Mike Patton prête sa voix dans cette version), super soldat au bras-grappin bionique créé par Capcom. Le scénario, très basique, et c’est légitime, oscille entre Metal Gear Solid et NY 1997 pour offrir un jeu d’action/plateforme super vif.

Le character design n’est pas des plus charmants pour qui n’a pas la chance d’avoir débloqué la tenue old school en jouant au “Bionic Commando – rearmed” (très bon remake 2D sorti l’année dernière en téléchargement), mais la beauté des décors radioactifs vient largement compenser les dreads super kitsch de Super Nath. Une fois l’aventure lancée, se balader dans ces décors à bout de bras tentaculaire est un vrai plaisir, d’autant que la caméra ne se perd presque jamais et qu’elle semble super libre. On suit Nath où qu’il s’accroche de manière toujours claire. Les séquences de combat sont tout aussi vives, offrant plusieurs approches pour terrasser les groupuscules de  “bionic terroristes” assez vindicatifs. Cette variété permet au jeu de ne pas s’enliser dans l’ennui de la répétition inhérente au genre. Et tant mieux.

Malheureusement, le jeu est plombé par deux défauts majeurs : d’abord des temps de chargement beaucoup trop longs (d’autant que sans mourir fréquemment, la mort, quand elle arrive, est assez rapide) et fréquents. Mais surtout, un manque flagrant de boss, qui dans un jeu se revendiquant “rétro” devraient être non seulement sur-présents, mais gigantesques et imbattables, à l’instar de ceux rencontrés dans les Contra sortis sur PS2 ou des Ninja Gaiden de la Team Ninja. Ceci-dit, Bionic Commando a au moins la qualité d’être agréable à jouer et à regarder, ce qui n’est pas le cas de tous les jeux de plateforme 3D, loin s’en faut.
Virgile Iscan

NOTE : 69/100

Verdict : la résurrection du jeu manque un peu de flamboyance, mais les amateurs auraient tort de ne pas s’y pencher. En occasion.

BIONIC COMMANDO
PLATE-FORME : XBOX360, PS3
ÉDITEUR : CAPCOM

 

4 commentaires sur “Review : Bionic Commando”
  1. DudeNo Gravatar

    Ouais, ils sont surtout post-apocalyptiques les décors en fait…

  2. Bionic Commando | Console Gaming

    [...] post by Geek Le Magazine [...]

  3. groucho jrNo Gravatar

    bionic commando sur game boy a égayer mes mornes journées de geek solitaire (pléonasme)
    Le pire c’est que si je ressortai ma console je serait sans doute incapable de la lacher si j’ai pas de nouveau fini le jeu…
    PS: joyeux anniv,en retard, le Game Boy (20 ans putain)

  4. Geeklemag sur Blogasty

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