À quoi (d’autre) je vais jouer cet été ?
17.06.11 _ par Geek Staff / catégorie: Play, Review
-Un type qui balance des éclairs… Ah ben oui c’est InFamous… not ! Perdu, il s’agit de Red Faction : Armageddon. © D.R.
Duke Nukem, c’est fait. Euh, L.A. Noire aussi. À quoi donc vais-je pouvoir encore jouer avant la rentrée de septembre ? Une évidence, InFamous 2, et une (bonne) surprise, Red Faction : Armageddon.
COLE ET LES X-MEN
Le « hasard » avait voulu que le premier InFamous sorte au même moment que Prototype, un jeu d’Activision avec lequel il partageait plus d’un élément de comparaison : les deux inventaient un nouveau super-héros voltigeur dans un décors ouvert où il s’agissait d’acquérir ses pouvoirs au fur et à mesure de l’évolution d’un jeu à la fin duquel le protagoniste principal devenait un war monger surpuissant, maléfique ou bienveillant, selon les choix qu’on avait fait au cours du jeu. De fait, on avait apprécié ni l’un, ni l’autre. Mais en les reprenant à froid, on avait trouvé InFamous un peu plus exictant que Prototype malgré le look moitié motard moitié free party de Cole McGrath, le héros électrique de ce GTA sauce super-héroïque, et ses missions secondaires inévitablement répétitives. Dans la plupart des cas, la suite d’un bon jeu imparfait offre la même chose que l’original, en mieux, et c’est exactement ce qui se passe avec les bases d’InFamous. De fait, le jeu est effectivement plus beau, le nouveau terrain de jeu inspiré de la Nouvelle Orléans est plus varié et offre de nouvelles possibilités d’exploration aussi dynamiques (notamment des rails propulseurs verticaux) que les nouveaux pouvoirs conférés à Cole au fur et à mesure de son exploration (notamment une lance électrique qui le transforme en brawler et dynamise bien les combats). Le scénario qui fait de l’œil à la meilleure époque des X-Men, période Claremont, semble plus travaillé lui aussi, alors que Cole croise quelques nouveaux mutants avec lesquels il pourra collaborer et quelques monster boss coriaces. Le rythme est lui aussi revu à la hausse et le terrain de jeu propose perpétuellement mille choses à faire. Bien qu’étant toujours les mêmes – désamorcer des bombes, défendre une victime de racket, assommer des pigeons pour récupérer des cassettes perdues – on ne se lasse pas de participer à la vie de la ville, surtout lorsqu’il s’agit de faire taire des musiciens de rue ou arrêter des mimes embarrassants. Parce qu’InFamous 2 c’est aussi une bonne dose de bon esprit qui lui était complètement absent du premier ou bien par l’intermédiaire de l’insupportable sidekick Zeke, moins présent dans cet opus.
Mais la remarquable nouveauté de InFamous 2 se situe ailleurs. La politique de Sony aidant, le jeu bénéficie de l’implémentation d’un système de CGU (contenu généré par les utilisateurs) permettant au joueur de façonner ses propres missions et de les partager. Sony est devenu coutumier du fait, mais c’est la première fois que le principe se pose dans un jeu s’adressant avant tout à un public core gamers. Non seulement l’éditeur de niveau est facile à utiliser, mais il est très exhaustif dans ce qu’il propose de faire. De fait, il assure au jeu une durée de vie potentiellement infinie et un terrain de jeu aux enjeux bien plus polymorphes. Un exemple que les futurs développeurs de bacs à sable feraient bien de suivre car, une fois qu’on y a goûté, difficile d’imaginer arpenter une nouvelle ville sans cette possibilité de fun inédit.
NB : InFamous 2 est vendu dans deux versions, une version simple et une collector incluant du DLC extrêmement mal présenté sur la jaquette donc sachez-le. Pour une dizaine d’euros de plus, vous bénéficierez d’une grenade tazer assez efficace mais surtout de nouvelles skins pour Cole qui peuvent intéresser le fan de la série puisqu’en plus de son costume original, on pourra le déguiser en Reaper (les méchants du premier opus) ou transformer sa lance en massue barbare ou mieux, en épée de samouraï. Et c’est un plaisir de troll, mais c’est super kiffant de se ballader avec ça sur le dos et de le dégainer pour latter quelques preneurs d’otages ou joueurs de saxophone.
Virgile Iscan
NOTE : 84 %
UN COUP SUR MARS ET çA REPART
Caché parmi les titres au poids conséquent, THQ a sorti un nouvel épisode de Red Faction, la saga martienne de Volition qui vaut bien mieux que le sur-vendu Homefront du même éditeur. TPS de science-fiction pris entre Total Recall, Lost Planet et Dead Space, Red Faction : Armageddon n’a pas la classe du jeu de Visceral Games mais il n’en a pas non plus l’ambition puisqu’ici il s’agit moins d’horreur et d’épouvante que de tout casser pour suivre l’aventure de Darius Mason. Ce sympathique minier est chargé d’éradiquer l’invasion d’une espèce martienne ancestrale qui menace de foutre en l’air toute la colonie. Bien rythmé, plutôt joli, l’intérêt de ce nouvel épisode de Red Faction réside aussi dans l’originalité de ses armes, dont un projecteur de nano particules permettant de reconstruire tout ce qu’on a détruit. Comme un enfant qui répondrait à sa mère qui lui demande pourquoi il démonte tous ses jouets : « pour avoir le plaisir de les reconstruire », le bonheur qui accompagne celui de pouvoir foutre en l’air tous les décors du jeu, c’est aussi, bien évidemment, celui de les reconstruire, ce qui offre au gameplay un aspect tactique riche et original.
Comme une bonne série B, Red Faction : Armageddon n’offre pas un challenge retentissant ni une durée de vie conséquente, mais comme une bonne série B, il offre assez de divertissement et d’originalité pour se laisser apprécier comme il se doit.
V.I.
NOTE : 70 %
InFamous 2
Éditeur : SCE
Développeur : Sucker Punch
Plateforme : PS3
Red Faction : Armageddon
Éditeur : THQ
Développeur : Volition
Plateforme : Xbox 360, PS3, PC



